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Proposition pour la sélection d’un cabinet pour le Développement d’un outil ludique visant à prévenir la malnutrition infantile par l’utilisation des Nutricartes.

ProcureProcess - UNICEF Others Non Governmental 2024-10-08 to 2024-10-29
La Mauritanie est confrontée aux graves conséquences du changement climatique, en particulier dans la région du Sahel. Le pays est classé 40e dans l'indice de risque climatique des enfants, prévoyant une augmentation significative des températures et une réduction de la disponibilité de l'eau (71% à 77% d'ici 2080). Cela entraîne l'intrusion d'eau salée, la pénurie d'eau et des dommages aux infrastructures, ce qui affecte les ressources en eau et les services d'assainissement. Ces conditions contribuent aux maladies d'origine hydrique, à la malnutrition et à l'insécurité alimentaire, affectant de manière disproportionnée les enfants et les femmes. Les crises environnementales exacerbent l'insécurité alimentaire et la malnutrition, aggravées par les importations d'aliments transformés. Cette dépendance nuit à la disponibilité et à la qualité des aliments locaux, ce qui a un impact sur la nutrition des enfants. La Mauritanie, comme d'autres pays du Sahel, est confrontée à des risques récurrents d'insécurité alimentaire dus à des facteurs climatiques, aggravés par les fluctuations économiques mondiales et les conflits régionaux. Les indicateurs de santé reflètent des défis généralisés. Dans le pays, la malnutrition aiguë globale (MAG) touche 13,5 % des enfants de moins de cinq ans, la malnutrition aiguë sévère (MAS) touche 2,7 % d'entre eux, et le retard de croissance affecte 25 % d'entre eux au niveau national. L'accès à une nutrition de qualité est entravé par des barrières économiques et physiques, en particulier pendant les périodes de soudure. La population est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë, touchant 14,33 % (656 652 personnes) de juin à août 2024, soit une augmentation de 70 % par rapport à 2023. Les pratiques d'alimentation des enfants ne sont pas optimales, avec de faibles taux d'allaitement maternel exclusif (27 %), de régime alimentaire minimum acceptable (9,4 %) et de diversité alimentaire (24 %). L'accès aux soins de santé est inégal, avec des maladies infantiles fréquentes et une faible couverture des soins prénataux. Le nombre de décès de nouveau-nés est élevé, la moitié d'entre eux survenant dans les 28 jours suivant la naissance, ce qui met en évidence les problèmes de nutrition maternelle et d'allaitement. Les disparités géographiques dans les indicateurs de santé et de nutrition sont prononcées, les zones rurales étant touchées de manière disproportionnée. Les pratiques inappropriées d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) et les carences en micronutriments contribuent aux niveaux élevés de malnutrition et de morbidité infantiles. En Mauritanie, les carences en micronutriments les plus courantes sont le fer, l'iode, le zinc et la vitamine A, affectant les enfants d'âge préscolaire, les femmes enceintes et allaitantes et ceux en âge de procréer. Les données les plus récentes montrent que : • 76,7% des enfants âgés de 6 à 59 mois et 51,6% des femmes souffrent d'anémie ( Enquête Démographique et de Santé (EDS) (2019-2020)) . • Il y a une faible couverture des ménages (18 %) en sel adéquatement iodé (≥ 15 ppm d'iode) ( enquête S MART 2018). La carence en iode entraîne une série de conséquences néfastes sur la santé connues sous le nom de troubles dus à une carence en iode ((TDCI). Cependant, les TDCI peuvent être évités si tout le sel consommé dans les ménages et utilisé par l'industrie alimentaire est correctement iodé. Cette stratégie, appelée « iodation universelle du sel », est mondialement reconnue comme un moyen rentable de lutter contre la carence en iode. La dernière enquête sur les concentrations urinaires d'iode a été menée en 2012 sur 2 524 enfants d'âge scolaire à travers la Mauritanie. Elle a révélé une concentration médiane d'iode dans les urines de 178,6 μg/L (Rapport CDI, ministère de la Santé-UNICEF, mai 2012) et une prévalence de goitre de 9,3 % chez les enfants d'âge scolaire. Selon le SMART 2018 avec 53% des ménages utilisant du sel iodé. Cependant, seulement 18 % des ménages avaient accès à suffisamment de sel. 48 % des enfants d'âge préscolaire présentent une carence en vitamine A ( OMS 2009 ), avec des variations importantes selon les régions • Aucune donnée n'est disponible sur l'état nutritionnel des adolescents Selon la dernière enquête EDS (2020), en 2021, la prévalence de l'allaitement maternel exclusif pour les 0-5 mois n'était que de 47 %. La diversité alimentaire (47 %) et le régime alimentaire minimum acceptable (22 %) pour les enfants de 6 à 23 mois restent à un taux très faible (Enquête SMART 2021). La situation des indicateurs de l'allaitement maternel et de l'alimentation complémentaire ANJE est la plus critique dans la région ciblée (Assaba, Guidimakha , Hodh Chargui ). Cette situation représente un grave problème de santé publique avec des conséquences sanitaires et socio-économiques considérables, par exemple, les maladies de malnutrition chronique (goitre, anomalies congénitales, crétinisme, cécité crépusculaire, etc.), les retards de croissance, l'augmentation de la mortalité, l'augmentation de la morbidité, les troubles physiques et psychologiques. les altérations du développement et la réduction des capacités d'apprentissage. Face à la situation préoccupante des carences en vitamines et minéraux qui affectent gravement la santé des populations, le gouvernement mauritanien, avec l'appui de certains partenaires au développement, notamment l’UNICEF, a lancé de nombreux programmes de lutte et de prévention des carences nutritionnelles. UNICEF Mauritanie a en effet, une grande capacité, basée sur son travail de plusieurs décennies sur le terrain, à établir des stratégies de coordination avec les acteurs clés à tous les niveaux, ce qui lui permet de contribuer, d’une part, à des changements dans l’approche institutionnelle des problèmes et, d’autre part, à détecter et identifier les problèmes à partir du niveau le plus micro avec les communautés. Tous les projets et programmes développés par l’UNICEF encouragent la participation des enfants à leur conception, leur exécution et leur évaluation, de telle sorte que les détenteurs de droits acquièrent un rôle important tout au long du processus. Il s’agit de responsabiliser les détenteurs de droits et de favoriser leur participation à la prise de décision, constituant en soi une innovation. Le projet Wiqyaya développé par l’UNICEF en partenariat avec le gouvernement Mauritanien et sous financement de Generalitat Valencia, prévoit pour sa part le développement d’une composante innovante qui s'articule autour du développement de moyens technologiques et de leur actualisation dans la réalité mauritanienne. La promotion des bonnes pratiques nutritionnelles sera abordée à travers le développement d'une application et la mise en place de l'outil Nutricartes. Les changements d'habitudes et de pratiques nécessitent une grande implication et participation de la population bénéficiaire si l'on veut générer un impact réel et durable. Par conséquent, la volonté des bénéficiaires pour participer aux "jeux" avec Nutricartes et de s'impliquer dans les actions massives visant à sensibiliser à l'importance d'une bonne nutrition, sont essentielles. Nutricartes est un outil pédagogique interactif ludique qui vise à prévenir la malnutrition infantile en améliorant les connaissances des parents, notamment des mères, sur les bonnes pratiques nutritionnelles (comment préparer des repas équilibrés à partir d'ingrédients disponibles localement). Au-delà de l'apprentissage ludique, il favorise également les échanges entre les participants, leur permettant d'imaginer ensemble de nouvelles pratiques. Des supports visuels (boîtes à images) seront également développés pour faciliter la diffusion d'informations sur les bonnes pratiques en matière de nutrition et d’alimentation. Une formation sur les Nutricartes sera dispensée aux encadrants des ONG spécialisées en santé qui prennent en charge les enfants malnutris dans les centres de santé et de nutrition (CRENAM, CRENAS), et aux autres acteurs concernés sur le terrain. 11 Pour assurer la mise en oeuvre de ce processus, l’UNICEF envisage de recruter un cabinet/ou une agence devant travailler pour le développement de l’outil ludique.

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